Cadeau : lisez le chapitre 1 ICI

Impertinente ! Sensuelle ! Ambitieuse !… Mais quel est son mystère ?

De l'amour? Où? extraits du roman…

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une chanteuse

Quand Sidonie se retrouva seule, elle fit quelques vocalises, et chanta "I put a spell on you". La voix de la jeune femme n'était pas aussi grave que celle de Nina Simone. Elle voulut manger quelque chose, mais le frigo était vide. Il fallait faire une lessive, mais elle n'avait pas le courage. La poussière envahissait traîtreusement le salon, mais elle laissa les moutons vivre librement leur vie dans les coins.

Homme ?… Un beau garçon !

Derrière la vitre, le beau garçon croisé chez Belmusica buvait un café, son iPod collé à l'oreille. Les lueurs des néons, un peu roses, donnaient à ses yeux du mystère, à sa peau de la blancheur, à sa bouche quelque chose de pulpeux. Le garçon, pas plus de trente ans, respirait la jeunesse, la virilité, une espèce d'animalité très étrange, et si tendre à la fois.
Sidonie, sous le charme, se planta sur le trottoir. Elle se dit que si elle s'en allait maintenant, plus jamais elle ne le reverrait. Il ne fallait pas le lâcher. Il était à elle. Elle le possédait déjà.

Amour ?… Un commencement d'intimité !

Sidonie grimpa sur le scooter de Greg. Casquée, les seins écrasés contre le dos masculin, les cuisses ouvertes derrière lui, Sidonie respirait le froid de l'air hivernal. Ses bras enserraient le torse du jeune homme, elle sentait sous le blouson de cuir sa chaleur et sa respiration. Elle se colla à lui fermement, jusqu'à éprouver une sorte de vertige délicieux.

Sexe ?… Un moment de plaisir !

Quand Sidonie sentit qu'il cédait au plaisir, elle stoppa net sa caresse. Sa bouche remonta lentement vers celle du jeune homme, elle le poussa sur le lit, il tomba sur le dos. Alors, elle l'enserra de ses cuisses ouvertes, et le tenant de nouveau bras en arrière, elle vint se planter sur lui d'un coup sec. Greg poussa un soupir qui ressemblait à un cri. Sidonie lui fit l'amour à son rythme, utilisant le corps de Greg à sa guise, choisissant sa propre musique de l'amour. Cela dura longtemps…

Tendresse ?… Un instant de pleinitude !

Le silence, parfois brisé par des mottes de neige qui tombaient des branches, entourait le jeune couple. Allongés sur le dos, enfoncés dans la neige vierge, ils regardaient le ciel à travers l'ombre des arbres. Greg prit la main de Sidonie. Son premier geste tendre !

Amitié ?… Une colocataire !

Karine ne riait pas. C'était le plus beau jour de sa vie. Il faut dire qu'elle aussi était belle. Le châtain de ses cheveux brillait en mèches ondulantes, son teint avait de l'éclat, ses quarante ans lui donnaient de l'allure et une féminité accomplie.
- Tu es superbe, conclut Sidonie en détaillant son amie.
- J'ai dix ans de trop.
- On a toutes dix ans de trop !

Évidence ?… Un chauffeur de taxi !

Lovée au fond d'un taxi, Sidonie regardait les lumières de Paris qui s'étiraient dans la nuit en lignes multicolores et embrouillées. Trop triste pour penser. Trop amoureuse pour se résigner.
Le conducteur lui raconta que sa femme venait de le quitter, que sa mère divorçait après cinquante ans de mariage… il ne comprenait plus rien aux femmes. Il se souvenait que sa grand-mère, pieuse et douce, s'occupait du foyer, élevait les enfants sans broncher, et donnait ses pantoufles à son mari lorsqu'il rentrait du travail.
- C'était le bon temps, conclut-t-il en soupirant.
Quand Sidonie lui demanda quand il avait offert un bouquet de fleurs à sa femme, comme ça, pour rien ; quand son père avait apporté des chocolats à sa mère, comme ça, pour le plaisir, il ne répondit pas. Il n'avait jamais offert des fleurs à sa femme "pour rien", son père non plus n'achetait pas de chocolats "pour le plaisir".
- Il faut une occasion, non, pour faire des cadeaux ? ponctua le chauffeur.
Au fond du véhicule, Sidonie ferma les yeux pour ne pas pleurer. Greg non plus, ne lui avait pas offert de fleurs. Pas même une rose, ce soir, en venant l'écouter chanter. Peut-être ce geste aurait-il tout changé.
Quand Sidonie descendit du taxi, le conducteur essaya de comprendre pourquoi, si on leur offre des fleurs, les femmes aiment davantage leurs maris. Il payait le gaz, l'électricité, le loyer, c'était l'essentiel, non ?
Elle lui donna quand même un pourboire.

une chanson

Sidonie, l'héroïne du roman, écrit des paroles de chansons.
Voici l'une d'elle : Allons, allons, courons, courons,

Allons, allons, courons, courons,
Portons l'enfant de l'avenir,
Lançons-le dans le marathon
Pour qu'en courant, il nous admire.

Allons, allons, courons, courons,
Fini le temps du ménage,
Loin de nous balais, moutons,
Brisons nos chaînes, fuyons nos cages.

Allons, allons, courons, courons,
Soyons les plus intelligentes,
Cultivons-nous, évoluons,
Nous sommes les futures présidentes.

Allons, allons, courons, courons,
Il ne faut pas se ramollir,
Allons, allons, courons, courons
L'essentiel, c'est de courir…

Névroses ?… Un bestiaire !

Dans le roman "toutes les blondes ne sont pas des anges", vous trouverez de nombreux animaux, dont :

- le conducteur emmenait les artistes vers un petit bar champêtre "
Le sanglier amoureux" où la terrine était à la hauteur d'un vin gouleyant, la "Côte d'Auxerre".

- Il était minuit. Un pigeon roucoulait sur le rebord de la fenêtre. Un pigeon insomniaque sans doute !

- Humains, arbres, oiseaux, animaux, tous semblaient endormis, sauf le sanglier noctambule qui les avait précipités dans le fossé !

- L'air du soir était humide et frais mêlant des parfums de fleurs, de sapins chauds, de pommes de pins sucrées, et de bouse de vache… ce parfum herbeux si enivrant pour Sidonie depuis l'enfance. Greg ne pouvait pas comprendre. Lui, il avait été élevé à l'odeur des crottes de chien.

- Sidonie avait peur des voiliers qui glissent sur l'eau dans un silence arrogant, et des cygnes qui vous arrachent un doigt si vous leur donnez à manger.

-
Des cafards copulaient sur le mur, un robinet goûtait dans le lavabo, ça sentait le pipi de chat et la souris crevée.


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J'ai dévoré ce roman! Il m'était impossible de le lâcher! Je lisais partout; à table, dans l'autobus, sur l'heure du diner...! Sincèrement, BRAVO! J'ai adoré votre style d'écriture, j'ai adoré Sidonie et j'adorerais connaître Clarisse! Claudie-Ann, au Québec.

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